La Basilique
Saint-Michel
de Bordeaux, d’un style gothique
flamboyant, fut édifiée entre le XIVème et le XVIème siècle et présente dans son ensemble une
grande unité architecturale. Sa voûte soutenue par 32 piliers s’élève à
23 mètres
. Dés le
XVème siècle, l’église fut
embellie par un ensemble d’œuvres d’art tant en sculptures qu’en peinture. Elle
possède surtout une vitrerie exceptionnelle contemporaine unique en Gironde due
aux maîtres verriers parisiens : Gaudin, Couturat, Lardeur et Ingrand sans
oublier l’ensemble des vitraux du XVIe siècle, le plus important de
Gironde. Elle est classée au Patrimoine Mondial
de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
Son clocher dresse sa flèche à 114 mètres de
haut.

Le quartier
Tout autour de l'édifice s'anime
un quartier d'artisans et de brocanteurs : le Quartier Saint Michel. C’est l’un
des quartiers les plus animés de la ville.
Un
marché se tient les lundis et samedis matin autour de la flèche. Les
magasins et boutiques, très fréquentés, permettent une animation pittoresque.
L’habitat
du Triangle formé par l’édifice religieux, marché des Capucins et les quais est
en cours de rénovation. La réhabilitation des quais avec la présence du tramway
a redynamisé le quartier.
Les faits marquants relatifs à la Basilique
En 1466, le Roi de France séjourne à Bordeaux et s’intéresse à
la Basilique. Il
demande au pape Léon XIII la création d’un collège de chanoines et participe
financièrement à la création de l’édifice. L’église est élevée au rang de
Basilique mineure. Elle retrouve ainsi une dignité qu'elle avait acquise en
1466, ce qui, avec Saint-Seurin, également basilique, lui donne, la préséance
sur toutes les autres églises hormis la cathédrale.
Juin 1940, les vitraux sont endommagés par les bombardements.
Années 1960, la
Basilique retrouve une vitrerie contemporaine.
1980, de gros travaux ont été entrepris pour mettre l’édifice hors
d’eau.
1982, les momies. Depuis le XIXème siècle, on a beaucoup
écrit sur elles (Théophile Gautier, Victor Hugo, etc.). Elles en ont vu des
dizaines de générations mais depuis les années 1980, en raison de leur état de
délabrement, elles ont intégré le Cimetière de la Chartreuse.
1984, vol des albâtres. Les neuf albâtres du retable de la chapelle Saint-Joseph
ont été dérobés dans des conditions assez obscures. Ils ont été localisés plus
de dix ans après. Certains ont été restitués et attendent au Musée d’Aquitaine
avant de réintégrer leur emplacement d’origine. Il en reste quatre aux U.S.A.
1999, la Basilique
retrouve son portail nord restauré.
1999, la tour retrouve le son du carillon de 1865. Les vingt deux
cloches, sept en volée et quinze fixées sur le beffroi, offrent à nouveau leur
mélodie au quartier, comme à l'époque de l'abbé Meynard qui les avait fait naître.
1999, le retable de
la chapelle Saint-Jacques
est restauré. Avec ses tableaux, l'Apothéose de saint Jacques et saint Jacques
Matamaures, et ses bas reliefs de bois peint et doré, il figure parmi les
oeuvres majeures de l'église.
1999, la Basilique
est inscrite sur la Liste
du Patrimoine Mondial au titre des Chemins
de Compostelle
2000, des dégradations ayant été constatées une importante campagne de
restauration a vu le jour. Son coût élevé exigera une répartition des travaux
sur plusieurs années.
