L’Association
Recherches Archéologiques Girondines plusieurs expositions dans les chapelles de




Exposition 2001
L’Histoire de
Vers le IXème siècle Bordeaux vit entre ses
murs. Les habitations se limitent à quelques quartiers : Saint-Seurin,
Sainte-Croix, Sainte-Eulalie, Saint-Michel, petits îlots de vie au-dessus des
marécages et des bois, marqués de la croix d'une église et d'un cimetière.
Saint-Michel accueille marins et marchands.
Dès le XIIème siècle, avec le commerce des
vins, Bordeaux connaît un essor démographique important. Une église romane se
bâtit dont on a seulement retrouvé les traces d'une nef unique et d'un
transept.
Au XIVème siècle l'édification du nouvel
édifice est engagée.
Au XVème siècle, le quartier Saint-Michel
grouille de vie, avec ses marins regroupés, ses marchands, ses artisans.
Au XVIème siècle, avec les artisans des
quartiers populaires vivaient les mariniers, les gabariers, les portefaix et
les vagabonds, peuple toujours prêt à l'émeute- La basilique Saint-Michel était
leur paroisse, le clocher, leur forteresse.
Au XVIIIème siècle le centre de l'activité
économique et portuaire se déplace des Salinières vers
Au XXème siècle, l'agglomération bordelaise
s'est considérablement développée. Le quartier Saint-Michel n'a pas vraiment
tiré bénéfice de cet essor. La richesse s'est déportée à l'ouest et au nord.
Les vieux hôtels se sont délabrés, le secteur s'est paupérisé, le cours Victor
Hugo, dans le prolongement du pont de Pierre, s'est avéré une sorte de muraille
de séparation de la ville. Une activité nouvelle, engendrée par l'apport de
population d'essence commerciale et artisanale s'est fait jour : petites boutiques
ouvertes sans interruption, grand marché vivrier, foire à la brocante, marché
aux tissus... La vie trépidante, bruyante parfois, reste la caractéristique
majeure d'un quartier particulièrement attractif, mais bizarrement encore trop
méconnu des artistes.
Exposition 2002
Saint-Michel, l'église des corporations et confréries
L'église et sa haute flèche soulignent que le quartier
Saint-Michel fut, du Moyen Age à
Pour tous les artisans, marins, commerçants, gens de
toute condition du quartier, la basilique était centre de vie. Ils s'y
réunissaient pour traiter et s'organiser par métier (les corporations) ou par
ferveur religieuse (les confréries). Ils s'y serraient pour entendre la messe
dominicale. Ils y venaient chaque année en grande pompe célébrer la fête de
leur saint patron, en commençant par un office devant l'autel consacré où
brillait le luminaire de la profession, puis en poursuivant par une grande
procession dans les rues ou sur les eaux, et en terminant par un banquet. Ils
venaient aussi y prier pour le repos de leurs confrères inhumés dans le
cimetière voisin ou, pour les plus riches, sous les dalles de l'église.
Exposition 2003
Les vitraux de la basilique Saint-Michel
Dans cet édifice gothique élevé entre le milieu du XIVème
et le milieu du XVIème siècles, l'espace libéré pour la lumière joue
un rôle prédominant. Par leur palette chromatique les vitraux apportent des
tons vifs, constamment renouvelés au gré des heures et des mois. Ils projettent
aussi des mosaïques de touches vives sur les éléments répartis à l'intérieur de
l'édifice : murs, piliers, retables, chaire, statues, conférant une vie
nouvelle aux simples matériaux dont ils sont constitués, la pierre et le bois.
Au-delà de cette image très prégnante des vitraux de
Saint-Michel se trouve l'œuvre d'artistes du XVIème, du XIXème
et du XXème siècles. Les deux verrières du XVIème, l'une
dans la chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle, l'autre dans le transept nord
ainsi que des éléments dans les fenêtres de l'ancien triforium constituent un
patrimoine exceptionnel dans la région bordelaise.
Les vitraux du milieu du XIXème siècle qui avaient remplacé les verrières antérieures, très endommagées, ont, eux-mêmes, disparu au cours des bombardements du 21 juin 1940. Deux grands maîtres verriers les avaient conçus.
Exposition 2005
Les Retables de
C’est un sujet qui est peu étudié en Aquitaine,
contrairement à d’autres régions comme l’ouest avec des spécialistes ou bien le
nord ou Toulouse. Il existe aussi beaucoup d’études sur les retables flamands
ou italiens.
Avant d’être une œuvre d’art, le retable est un objet
religieux intégré au lieu de culte et indissociable de la liturgie dont il est
un élément essentiel.
A l’origine simple panneau fixe ou mobile situé à
l’arrière de l’autel où l’on posait les objets nécessaires à la cérémonie il
devient progressivement un support pour mettre en scène la vie du Christ, de
Du XIVème au XVIIIème siècle,
l’évolution du retable est étroitement liée, à la fois à la liturgie catholique
et à celle des arts peints et sculptés dans l’Europe entière et même hors
d’Europe.
Notre étude sur les retables de
Exposition 2007
Le pélerinage de saint
Michel
La Basilique affirme une dévotion à l'Archange par le nombre d'oeuvres d'art le représentant même si un certain nombre d'entre elles ont disparu. Leurs dates de création s'échelonnent entre le XVI è siècle qui correspond à la fin de la construction du monument et le XX è siècle; e vernissage de l’exposition aura lieu
courant septembre 2007... Sculptures sur bois ou pierre, vitraux, décor de ferronnerie, peinture à l'huile sur toile, elles sont présentes à l'intérieur et à l'extérieur de l'édifice... (mémoire de Mme Colette Lestage)
La visite de ces cinq expositions permet de faire découvrir un certain patrimoine un peu oublié de nos édifices religieux et permet aux très nombreux visiteurs de mieux comprendre ce monument si important dans notre patrimoine régional.